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FOOTBALL   AFRICAIN :

 

PLAIDOYER  POUR UN ENTRAINEUR

 

 

2ème Edition

 

                                         Par

 

 

KOM  Bernard,

 

 Chercheur  indépendant A  Douala

 

Juin  2007

 

« Les footballeurs africains doivent mouiller le maillot afin que l’Afrique puisse éventuellement gagner la coupe du Monde 2010 »

 

ISSA HAYATOU, Président de la  C.A.F, AFRICA N° 1, 28 Nov. 2004

 

AVANT PROPOS

 

Le présent article est une réflexion libre et indépendante, entre autres, vis-à-vis d’une possible amélioration du football africain en particulier, et partant, du football mondial plus généralement.

C’est une intervention qui n’est mandatée ni par une personne physique ou morale, ni par un quelconque lobby, mais plutôt un souci personnel et désintéressé de servir le développement du continent africain.

 

LE  PROBLEME

 

Les institutions humaines qu’elles soient politiques, économiques, sociales ou sportives, ne sont –elles pas appelées à changer, à évoluer dépendamment du niveau de maturation des peuples y assujettis ?

Parmi les nombreux acquis actuels du football mondial, il y a visiblement  une quasi-unanimité à penser, sur le continent comme au-delà de l’atlantique, que l’assistance technique et tactique  occidentale reste une nécessité ou même un passage obligé pour le football africain. Une telle dépendance footballistique, au niveau des ressources humaines en matière de coaching, est si traditionnelle qu’elle s’apparente parfois à une loi dans certains pays du continent.

Quelle frange d’observateurs sportifs est – elle prête à remettre  ladite thèse en question ?

Combien d’autres sont-ils prêts à transcender ce niveau mental de conception des choses, pour enfin  s’imprégner de la pensée contraire qui devra bien s’imposer dans un avenir donné ?

L’argumentaire développé dans le présent article est ainsi un engagement en faveur d’une réalisation possible de cette autre destinée du football africain. Il est de plus un appel à contribution à l’endroit des forces vives amies du football africain, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent. Que l’on soit joueur, entraîneur, arbitre, reporter ou sponsor, etc., soucieux de l’évolution du football continental africain, pourquoi ne serait-il pas opportun de débattre et de suggérer d’autres éléments d’appui, au-delà de la présente proposition ?

Le problème, certes,  présente un caractère  possiblement controversant, mais cela devrait-il justifier un enterrement du débat ? Saurait-on redouter la délicatesse du sujet au point de sacrifier alors cette donne qui peut être d’un intérêt certain pour le football africain ?

        L’Afrique est appelée à se développer même dans sa mentalité sportive ; c’est probablement le souhait de beaucoup, et l’africanisation du poste de sélectionneur national  n’en serait peut-être qu’une étape indispensable.

         Pendant longtemps, le recours s’imposait certainement. Mais, s’impose t-il encore vraiment de nos jours ? Toute dépendance ne devrait-elle pas évoluer vers l’indépendance ?

        Le recours aux arbitres non africains en phase finale de CAN, par exemple, traduit simplement cette forme de coopération libre et fraternelle vers laquelle l’on devrait tout autant évoluer, aux niveaux des entraîneurs. Une coopération qui devra devenir bilatérale à la longue, afin de permettre même une intégration des arbitres africains en coupe d’Europe des nations de football, pourquoi pas ? Autant on a vu de bons et de piètres arbitres en coupe du monde, autant on l’a fait en CAN. Donc, il ne s’agit là d’aucun complexe d’infériorité.

        Enfin, voila un problème du football africain, si certains le pensent aussi, qui engage l’Afrique tant financièrement que mentalement et qui mériterait d’être débattu en permanence.

        Mais, les mentalités conçoivent-elles déjà suffisamment la chose ?

 

DES  MOTIVATIONS  ASSEZ   LEGITIMES.

 

Il y a assez de raisons qui justifient quant même une remise en question de l’idée du recours permanent et traditionnel aux expatriés, pour diriger assez souvent nos équipes nationales, tout au moins en football.

·        Dans presque cent pour cent des cas, le sélectionneur expatrié (S.E.) coûte plusieurs fois  plus cher que le sélectionneur africain (S.A.) ou le sélectionneur local (S.L.), celui qui dirige l’équipe de son pays. De cette disproportion assez criarde entre les salaires du S.E. et celui du S.A., on ne peut en dire autant de leurs performances respectives. Bref, l’on comprendrait encore si le S.E. était en général plusieurs fois plus compétent que le S.A., question de proportionnalité. Nos pays africains en proie à la pauvreté devraient-ils rester dans la saignée financière qui a lieu toutes les fois qu’on a recours au «  Sorcier Blanc » ?

 

·        Il y a environ 70 (Soixante-dix) à 80 (Quatre vingt) ans que le football est arrivé en Afrique. L’Afrique a donc déjà appris et ne saurait rester éternelle apprenante. Le football n’a rien de si mystérieux pour que l’être le moins intelligent ne puisse pas en maîtriser les rouages après tant d’années

 

·        Les budgets sportifs de nos pays africains ne sont pas à la hauteur des exigences salariales des S.E., puisque l’on note souvent ça et là sur le continent, des revendications de plusieurs mois d’impayés par les S. E.

 

·        Le S.E. toujours entre deux avions (expatriation oblige) est un habitant à temps partiel, et de ce fait, il n’a toujours pas le calme nécessaire pour suivre le championnat national.

 

·        Le S.E. est parfois mercenaire, ou encore d’un patriotisme indifférent. En fait, quelle est la probabilité d’être patriote d’une autre partie que la notre ? Pas élevée, n’est-ce pas ? Surtout d’un pays développé à un pays sous-développé ?

 

·        Chaque peuple doit s’affirmer dans le concert des nations, et le football en est l’un des grands moyens, au-delà d’autres facteurs tels que : l’économie , la technologie ou la politique, etc. N’est-ce pas ce qu’ont fait les dragons d’Asie en l’espace de vingt à trente ans, ces pays qui étaient pourtant d’un égal niveau de développement avec bien des pays africains, dans les années soixante ?

 

DES BLOCAGES

 

Plusieurs raisons évoquées depuis toujours par certains Africains, essayent de justifier le plus souvent la nécessité d’un sélectionneur expatrié à la tête d’une équipe nationale africaine. Beaucoup n’y voient aucun problème quand ils en ont conscience, et d’autres encore n’y voient qu’une norme positive, bienfait de l’impérialisme. Les peurs africaines qui tous les jours entérinent cette attitude assez rétrograde, sont multiples. Ces nombreuses craintes mal justifiées, comme la suite le prouvera, font encore ombrage à une évolution de la pensée africaine à l’égard de ce problème. Si l’on en faisait un examen global.

 

 

i) L’aveuglement

C’est le cas de certains dirigeants sportifs qui ont une conscience peu éveillée dans le cadre de leurs responsabilités nationales.

ii) L’absence d’initiative

C’est le cas des dirigeants sportifs conscients de l’enjeu, mais peu motivés ou déterminés à mobiliser des énergies à cet effet.

iii) L’indifférence

C’est le cas des observateurs locaux ou étrangers qui se disent : << je suis bien là où je suis, et ça va>>, ou encore « ce n’est pas de mon domaine de compétence, je n’ai rien à dire là-dessus ».

iv) Les égoïsmes  

Ils sont perceptibles sous différents aspects. Il y’en a qui disent « Au lieu que ce soit un tel, autant que ce soit un Blanc ».

D’autres encore se disent : « pourquoi un National gagnerait-il un  ou deux million(s) de francs CFA, juste parce qu’il est sélectionneur de l’E.N. de football, alors que même les ministres n’en sont pas là ? » Il y a un certain orgueil, on dirait, à voir un compatriote devenir important à ce poste.

Et pourtant, ce n’est pas la faute du compatriote sélectionneur, si le football génère beaucoup d’argent. De plus, chacun a la liberté de choix de métier. Certains ont choisi d’être avocat, commerçant ou administrateur, et l’autre a choisi le métier d’entraîneur de football. A chacun d’assumer son choix.

Enfin, une question légitime est de se demander si le recours permanent à l’occidental n’arrangerait pas d’une façon ou d’une autre certains intérêts financiers privés, par exemple ceux de quelques lobbies pro- expatriés ?

v) Le complexe d’infériorité

Certains Africains ont simplement bien assimilé les leçons du colonialisme, et conçoivent définitivement que l’homme Blanc est supérieur. Ils ignorent encore que l’homme Noir a inventé le filament de carbone de nos ampoules électriques, les feux de signalisation routière, l’antenne parabolique, l’ascenseur, etc. (voir www.africamaat.com)

D’un autre côté, des Africains trouvent que le football évolue tous les jours, et qu’un sélectionneur africain ne saura être au diapason. A ceux là, on peut répondre ceci :

§        De nombreuses académies et écoles de football voient de plus en plus le jour sur le continent africain, et comme telles, elles ont l’obligation première d’être à la pointe des changements. Elles doivent au minimum s’évertuer à produire tous les jours un football de qualité.

 

§        Les technologies de l’information et de la communication, dont l’Internet permettent aujourd’hui des échanges instantanés d’informations entre les continents.

 

§        Le football évolue surtout dans la forme et pas nécessairement dans le fond, n’en déplaise à ceux qui pensent à tort que le roi Pelé., Maradona ou Roger Milla se perdrait dans le football actuel.

 

§        Les sélectionneurs africains et leurs homologues expatriés ont souvent les mêmes diplômes obtenus dans les mêmes écoles. La suite de cet article nous en dira plus sur les compétences des uns et des autres.

 

vi) La frustration des sélectionneurs africains

En raison du manque permanent de confiance à leur endroit, certains en viennent à ne plus revendiquer. Mais, les associations d’entraîneurs africains devraient rester actives sur la question.

 

vii) Les préjugés :

Ils sont nombreux, et il ne serait pas mauvais d’en examiner quelques uns.

a)    « Un national Sélectionneur sera tribaliste »

§        Le tribalisme n’est pas une bonne chose, certes.

§        Le tribalisme n’est pas une exclusivité africaine.

            Même en occident, il existe (de façon plus ou moins visible) un risque analogue dû à des différences culturelles. Par exemple, si le Cameroun a ses Arabes Choas et Kotoko, le Rwanda ses Hutu et Tutsi, eh bien l’Irlande est connu pour ses Catholiques et Protestants, ou encore la Belgique pour ses Wallons et Flamands, ces derniers « qui  n’ont plus en commun que le foot et la bière ».

 

§        Dans les années soixante, si nos parents Africains avaient eu peur du tribalisme, ils auraient voté des Blancs comme chefs d’Etats africains. Mais, ils ne l’ont pas faits  (même comme certains l’avaient pensés et que d’autres y pensent encore après quarante ans d’ « indépendance »), par souci de respectabilité.

 

§        Dans les ministères, dans les entreprises publiques et parapubliques ou privées, il y a du tribalisme,  mais on fait avec. Ce n’est pas nécessairement le tribalisme qui conduit à la réussite ou à la faillite de l’entreprise.

 

§        Au Cameroun par exemple, les Lions Indomptables des années 1980 à 1990 étaient toujours noyautés par une même tribu, malgré la succession d’entraîneurs locaux ou expatriés. Ce n’était pas nécessairement du tribalisme, et cette équipe n’était pas nécessairement mauvaise. Vainqueur  CAN 1984 et 1988, finaliste CAN 1986, mondialiste en 1990, qui dit mieux ?

 

§        Pourquoi demander aux entraîneurs locaux d’être purs et sans tâches, pour accéder à l’équipe nationale de football ? Chaque entraîneur a des tendances, des préférences,   des qualités et des faiblesses.

 

§        Cette question de tribalisme a déjà fait l’objet de plusieurs débats  dans nos pays, au point que certains entraîneurs  en ont déjà suffisamment conscience.

 

§        En cas de tribalisme criard, on peut remplacer un National par un autre.

 

§        Les bonnes performances d’un joueur en championnat local ou étranger peuvent bien transcender le tribalisme et obliger un entraîneur à le sélectionner.

 

b)    «  Un national subira des pressions »

§        C’est vrai, il y a des pressions à un poste comme celui de sélectionneur national.

 

§        Il ne serait pas vain  de distinguer  tout de même des pressions négatives et des pressions positives.

 

§        Même les expatriés subissent souvent des pressions. En voici quelques exemples camerounais :

i) La sélection de Roger MILLA pour la coupe du Monde 90 d’Italie fut  imposée par le Président BIYA au sélectionneur Russe, Valeri NEPOMNIACHI. Résultat positif.

ii) La sélection de Roger MILLA en 1994 pour la coupe du monde aux E.U. fut imposée au sélectionneur français Henri Michel par le public camerounais, qui ne supporta pas que ce dernier ait voulu  comparer le vieux  lion au joueur MISSE MISSE. Résultat Positif.

iii) La récente mise à l’écart, il y a quelques mois, du latéral WOME LEND des Lions Indomptables, fut imposée au Portugais Arthur Georges par une autorité du football camerounais.

§        Pour éviter ou limiter de telles pressions, il suffirait de renforcer les pouvoirs du coach par des textes juridiques.

 

c) «  Un National procédera au marchandage des joueurs »

§        Si on attribue à un National à ce poste tout juste la somme de trois millions  de francs  CFA de salaire mensuel brut, cela pourrait contribuer à empêcher des marchandages, si  marchandages  il y a.

 

§        Avant de craindre une possibilité de marchandage des sélections par un National, l’on devrait peut-être avoir résolu le problème de la corruption qui mine le monde en général et le tiers-monde en particulier.

 

d) « Un National aura des problèmes de suivi des professionnels »

§        Qu’on  lui mette à disposition des billets d’avions, des frais de téléphones et autres, à cet effet.

§        Qu’on lui  donne des équipements techniques : téléviseurs, ordinateurs, connexion Internet, lecteurs DVD, etc., pour suivre en permanence les championnats étrangers.

§        Des clauses à respecter pour la libération des joueurs sont certainement prévues lors des signatures  de contrat en Europe, par nos footballeurs. C’est ici que l’équipe nationale doit mettre en avant le droit sportif.

Plus encore, quand un entraîneur africain va vers son homologue européen pour solliciter la libération d’un compatriote footballeur, il n’y va plus comme Augustine EGUAVOEN, par exemple,  mais bien plutôt comme sélectionneur de l’équipe  Nationale  du Nigeria, avec tout le soutien  médiatique  que ça suppose.

Finalement l’on n’a  pas de véritables  raisons de s’enfermer dans certains préjugés, ces idées qui en fait ne sont que des épouvantails que certains brandissent aux yeux des Africains. Et, par ailleurs, la cause des sélectionneurs africains  est défendable sur la base de données scientifiques comme l’illustrent les deux études suivantes menées après la CAN 2004 de Tunisie et celle de 2006  en Egypte.

 

A L’ISSUE  DE LA CAN 2004 (TUNISIE)

 

a)    Données : (voir document annexe)

-         Huit sélectionneurs africains,

-         Huit sélectionneurs expatriés,

-         Tous les scores des trente-deux rencontres de la CAN 2004 ;

b)    Analyse :

Elle a été faite sur la base de la statistique mathématique. A cet effet, cinq indicateurs statistiques ont été définis et examinés.

 

(I1) : Attribuer une note sur vingt à  chaque entraîneur à l’issue de la CAN 2004.

 Note sur 20= (nombre de points obtenus x 20) divisés par (3 x nombre de matchs disputés)= NSV

En déduire ensuite  la moyenne générale sur vingt de chaque classe d’entraîneur, de la même manière qu’on  le fait au lycée. Par exemple,

 

Moyenne Générale des Sélectionneurs expatriés=(Somme des notes sur vingt des S.E) divisée par le (Nombre de S.E)=MGSE

 

(I2) : Apprécier le nombre d’entraîneur restants en lice, à chaque niveau de la compétition (1er tour, 2ème tour, demi-finale et finale) pour chaque catégorie, S.E ou S.A,

 

(I3) : Etude particulière  des rencontres de la CAN 2004, qui ont opposé un S.A.  à un S.E, dans le but d’apprécier :

o       Le nombre de victoires des S.E.,

o       Le nombre de victoires des S.A,

o       Le nombre de  matchs nuls,

o       Le nombre de buts marqués par les S.A. au cours de ces confrontations,

o       Le nombre de buts marqués par les S.E. au cours de ces confrontations,

le nombre de buts marqués par  une catégorie ici, étant égal au nombre de buts encaissés par l’autre.

 

(I4) : Calcul du rang moyen de chaque catégorie d’entraîneurs, (sur la base du classement général des seize qualifiés, à la fin de la compétition), pour un classement par équipe.

 

Par exemple,

Rang Moyen des Sélectionneurs Africains = RMSA=(Somme des rangs individuels des S.A) divisée par le(Nombre des S.A

(I5) : Apprécier le statut « Africain » ou « Expatrié » du sélectionneur finaliste, celui du sélectionneur vainqueur de la CAN, ainsi que ceux des cinq  premiers

 

c)     Résultats de l’étude (TUNISIE 2004)

 

(I1) : Tout calculs faits, on obtient

 

MGSA = 08,19/20        et            MGSE = 08,09/20

 

Ce premier indicateur  montre que si la CAN 2004 avait été un tournoi sans les concepts de 2nd tour, quart de finale,…, c’est-à-dire un simple championnat par exemple, alors l’équipe des S.A aurait été la meilleure. Donc l’indicateur (I1) n’est que relativement significatif.

Il prouve l’existence d’un coude à coude tout juste entre les deux catégories.

 

 

(I2) :

 

1er tour

2ème tour

Demi-finale

Finale

Nombre de S.E

08

05

02

01

Nombre de S.A

08

03

02

01

Nombre de S.L

07

03

02

01

 

S.L = Sélectionneur local, celui qu dirige l’équipe de son pays.

 

(I3) :

Nombre de confrontations entre S.A et S.E.

11

Nombre de victoires des S.A

04

Nombre de victoires des S.E.

05

Nombre de matchs nuls

02

Nombre de buts marqués par les S.E. lors des confrontations

22

Nombre de buts marqués par les S.A lors des confrontations

21

 

Là encore, l’indicateur (I3) comme les deux précédents montre une situation de concurrence entre les deux classes d’entraîneurs, avec tout juste une légère avance des expatriés.

 

(I4) : Le classement général des pays qualifiés, au terme de la CAN 2004 était le suivant (si les données sont exactes) :1- Tunisie(E),          2- Maroc(L), 3- Nigeria(L), 4-Mali(E), 5- Sénégal (E), 6-Cameroun(E),    7- Guinée (E),  8- Egypte (L), 9- Rwanda(E), 10- Algérie(L),

11- Afrique du Sud (L), 12-Zimbabwé(L), 13- Kenya(L), 14- Burkina(E), 15-R.D. Congo (E),    16- Bénin (A), où (E) désigné l’Expatrié, (L) le Sélectionneur local, et (A) le sélectionneur Africain.

Le calcul des rangs moyens par classe donne donc,

 

RMSA=(2+3+8+10+11+12+13+16)/8=75/8    , pour les S.A.

RMSE= (1+4+5+6+7+9+14+15)/8=61/8,  pour les S.E.

(I5) :

 Le  sélectionneur finaliste est un  S.A. : BADOU ZAKI

          Le sélectionneur vainqueur est un S.E. : Roger LEMERRE

Comme le RMSE est inférieur au RMSA, alors les Expatriés ont été meilleurs au classement par équipe.

Toutefois, l’important c’est la toute légère avance que les S.E. ont sur les S.A.

Le souci de proportionnalité fait donc que le rapprochement des compétences devrait contribuer à dissoudre l’écart criard des salaires entre les deux catégories, et stimuler la  confiance nationale à l’égard des S.A.

 

A L’ISSUE DE LA CAN 2006 (EGYPTE)

 

a)Données :

Par un hasard, les données ici sont analogues à celles de la CAN 2004 de Tunisie.

- Huit (08) sélectionneurs Africains (S.A.)

- Huit (08) sélectionneurs expatriés (S.E), et

-Tous les scores des trente-deux (32) rencontres, mêmes si ce ne sont  ni les mêmes entraîneurs et ni les mêmes rencontres.

b) Analyse :

Elle est faite une fois de plus par un examen des paramètres précédemment définis pour la CAN 2004, à savoir,

-  Comparer les moyennes générales MGSA et MGSE,

- Comparer les nombres d’entraîneurs par catégorie à chaque étape de la compétition,

-  Etudier les confrontations ayant opposées un S.A à un S.E.

- Comparer les rangs moyens RMSA et RMSE de chaque catégorie d’entraîneur,

- Apprécier le nombre d’entraîneurs de chaque catégorie parmi les cinq premiers du classement définitif, et

- Apprécier  i) Le statut du sélectionneur finaliste (SF)

                ii) Le statut du sélectionneur vainqueur (SV)

c) Résultats :

(I1) : Tous calculs faits, on obtient,

 

MGSE=68,91/8=08,61 et MGSA=67,8/8 = 08,475

                                                                                                                         

La légère supériorité des S.E. traduit toujours un coude  à coude, et non pas une supériorité absolue des S.E., comme d’aucuns voudraient le laisser croire.

(I2) :

 

 

1er tour

2ème tour

Demi-finale

Finale

Nombre de S.A

08

03

03

01

Nombre de S.E

08

05

01

01

Nombre de S.L

07

03

03

01

 

(I3) :

Nombre de confrontations entre S.A et S.E.

19

Nombre de victoires des S.E lors de ces confrontations

08

Nombre de victoires des S.A.  lors de ces confrontations

09

Nombre de matchs nuls

02

Nombre de buts marqués par les S.A. lors de ces confrontations

35

Nombre de buts marqués par les S.E  lors de ces confrontations

29

 

 

 

 

 

 

 

 

        (I4) : Classement par équipe, grâce au calcul des rangs moyens

 RMSA et RMSE.

 

    Le classement définitif des pays à l’issue de la CAN 2006 a donné le résultat suivant :


1-     EGYPTE (L)

2-     COTE D’IVOIRE (E)

3-     NIGERIA (L)

4-     SENEGAL (L)

5-     CAMEROUN(E)

6-     GUINEE (E)

7-     TUNISIE (E)

8-     RD CONGO (E)

      9-     ANGOLA (L)

10-GHANA (E)

11- ZAMBIE (L)

12- ZIMBABWE (L)

13- MAROC (L)

14- LIBYE (E)

15- TOGO (A)

16- AFRIQUE DU SUD (E),

et on en déduit comme précédemment, que  RMSA =68/8= 8,5 ,

                                                             et  RMSE =68/8= 8,5,

  ce qui traduit qu’au classement par équipe, les S.E et les S.A. ont  fourni exactement la même performance. De plus, on peut faire le constat du tableau ci-dessous

 

Nombre de S.A

Nombre de S.E.

Parmi les cinq premiers

03

02

Parmi les cinq derniers

03

02

 

qui dégage toujours une sorte d’égalité au classement par équipe d’entraîneurs

 

    (I5) :

        Le sélectionneur  finaliste est un S.E. : HENRI  MICHEL

        Le sélectionneur vainqueur est un S.A. : HASSAN SHEHATA

 

 

DES  LECONS  A  TIRER

 

Les résultats statistiques précédents qui  traduisent la comparaison possible des performances des S.E. et celle  des S.A., constituent un argument scientifique d’aide à la décision, pour les dirigeants du football africain. C’est un soutien basé sur du concret, un soutien à l’idée d’une meilleure intégration des S.A. aux niveaux des équipes nationales africaines de football.

Voici par ailleurs quelques propositions de lois susceptibles de protéger cette intégration de l’Africain comme sélectionneur National (S.N.).  Données à débattre.

 

Article 1 : [De la nationalité du S.N.]

        Alinéa 1 : Le S.N. est de nationalité locale

        Alinéa 2 : A défaut, il peut être de nationalité africaine

        Alinéa 3 : Il peut enfin être de nationalité occidentale

 

Article 2 : [Des critères de choix du S.N.]

        Alinéa 1 : Le S.N. lorsqu’ il est S.L. doit :

-         Avoir un minimum de 15 (Quinze) années  d’expérience comme entraîneur,

-         Avoir un  minimum de 10 (dix) années d’expérience en division d’élite,

-         Avoir un minimum de 03 (trois) années d’expérience continentale,

-         Avoir remporté au moins une fois un championnat d’élite,

-         Avoir remporté au moins une fois la coupe nationale,

-         Avoir été au moins trois fois parmi les cinq premiers d’un championnat d’élite,

-         Avoir un minimum de 03 (trois) années d’expérience outre-atlantique (coupe du monde, coupe afro-asiatique, jeux olympiques, Montaigu, coupe des confédérations, stages, compétitions juniors, cadets,…)

 

Article 3 : [De la succession du S.N.]

        Alinéa 1 : Un S.E. peut succéder à un S.L., et réciproquement, une alternance transitoire qui peut ainsi durer cinq à dix ans, à compter de la date  d’adoption des nouveaux statuts.

        Alinéa 2 : Un S.E. peut succéder à deux S.L. successifs, une alternance (un contre deux cette fois-ci) également transitoire vers l’africanisation souhaitable du poste de sélectionneur national, à compter de la date d’adoption des nouveaux statuts, et ce pour une durée de cinq à dix ans.

        Alinéa 3 : Une alternance « Un contre trois » est aussi envisageable dans des conditions analogues aux précédentes.

 

 

Article 4 : [De la responsabilité du S.N.]

        Alinéa 1 : Il doit être en activité de façon quasi- permanente.

        Alinéa 2 : Il peut être supplanté ou guidé dans ses choix par la raison d’état (intervention du chef de l’état, premier sportif national, ou intervention du public sportif national).

        Alinéa 3 : Il doit faire des recyclages permanents,  que ce soit en pratique, en théorie, à l’étranger, par correspondance postale ou par les technologies de l’information et de la communication, dont l’Internet.

        Alinéa 4 : Le S.N. doit, certes, choisir ses éléments sur la base de l’excellence, mais, il doit de temps à autre se rappeler que le sport en général et le football en particulier, est un véritable facteur d’intégration social au pays. Le S.N., surtout  lorsqu’il est S.L., est ainsi appelé à s’élever au-dessus de certaines basses considérations d’ordre ethnique ou tribal. Penser souvent à l’intégration nationale, sans sacrifier l’exigence de la performance pour autant.

        Alinéa 5 : Il a l’obligation de résultats, mais pas l’obligation de perfection.

 

Article 5 : [Des relations avec l’environnement humain]

        Alinéa 1 : Le S.N. doit toujours communier en bonne intelligence avec la fédération nationale de football, et le Ministère  des Sportifs, dans le respect des limites propres à chacun des pouvoirs.

        Alinéa 2 : Il doit être  capable d’autorité, d’humilité et de concessions, dépendamment des circonstances.

        Alinéa 3 : Le S.N.,qu’il soit S.E. ou S.L., qu’il soit bien payé ou sous-payé, il doit être respecté de tous les joueurs en sélection, amateurs comme professionnels.

        Alinéa 4 : Toutefois, le droit à la critique reste bien entendu donné à ces derniers. Il s’agit, faut-il le préciser, de critiques pondérées, constructives et familiales, loin des déclarations individuelles et intempestives souvent faites dans les médias.

        Alinéa 5 : Le S.N. doit aussi respecter tous les joueurs qu’il a la charge de conduire, afin qu’il puisse régner un climat permanent de confiance mutuelle. Il doit se garder de tout autoritarisme susceptible de dégrader l’atmosphère.

Alinéa 6 : Le public  sportif doit se garder des revendications excessives à l’endroit du S.N. qui est naturellement faillible. Le fair-play est une exigence sportive qui peut éviter bien des débordements.

 

Article : 6  [Des pressions externes]

Toute pression externe (à la  différence des suggestions  d’état) contre la souveraineté du SN, qu’il soit SE, SL ou SA, lorsqu’elle est véritablement établie, est répréhensible  par la loi, car pareille immixtion est susceptible de nuire à la sérénité footballistique nationale.

 

Article 7 : [Du logement du SN]

        Le S.E. doit loger sur place en Afrique, dans la maison de passage, sous contrôle  de sécurité. Renoncer à la vie des hôtels et ses coûts souvent élevés deviennent alors une contribution individuelle à la lutte contre la pauvreté dans le tiers-monde, tout au moins à partir du football.

 

Article 8 : [Du soutien médiatique]

        Alinéa 1 : Le média africain doit prendre conscience de la nécessité de la révolution footballistique africaine en cours.

       

Alinéa 2 : Il devra soutenir cette mobilisation par une éducation conséquente du public sportif national qui doit évoluer vers une nouvelle mentalité footballistique. Positiver la pensée du supporter sur cette faisabilité des choses.

        Alinéa 3 : Toutefois, la dite sensibilisation devra rester sportivement normée, objective, loin de tout chauvinisme ou de toute intoxication, car le football  doit demeurer avant tout un facteur d’amitié entre les peuples.

                Voilà donc quelques << essais de lois » si l’on peut appeler cela ainsi, ou simplement  quelques réflexions qui interpellent la critique juridique sportive, tant sur le plan africain que sur le plan international.

          Enfin y a-t- il lieu  d’espérer à travers cet  article, contribuer au changement nécessaire pour le football africain ? En tout cas, l’Afrique devrait sortir de cette situation qui est analogue à celle d’un enfant qui a rampé et qui a peur de marcher, ou à celle d’un adolescent qui tarde à comprendre que la nuit n’est pas véritablement peuplée de fantômes prêts à le dévorer.

           A des époques reculées, certains ont pensé qu’ « un Noir  ne peut pas diriger ce pays »,  qu’ « un Noir ne peut pas  être aussi intelligent qu’un Blanc », qu’ « un Noir ne peut pas entrer à la NASA américaine », ou qu’ « une équipe africaine de foot ne pouvait gagner une équipe européenne de foot ».

            C’était des obscurantismes, au même titre que certaines idées du type « Une équipe africaine ne peut pas gagner la coupe du  monde de football »  ou encore « un africain ne peut pas bien diriger l’équipe nationale  de football », qui ont encore  des adeptes de nos jours, curieusement. C’est dire que le chemin vers la décolonisation des mentalités reste quelque peu long.

        Certains pays africains à l’instar du Maroc, de l’Angola, de l’Egypte, du Zimbabwe, et de l’Afrique du Sud ont une avance encourageante quant à l’intégration des locaux comme sélectionneurs  de leurs équipes nationales de football. Dans certains autres, on trouve des citoyens  dont les ancêtres auraient  été pro esclavagistes, et qui seraient prêts à signer  des accords de partenariat avec l’occident pour une recolonisation de l’Afrique.

        Toutes les bonnes volontés sont  amicalement  invitées à plaider la cause de  l’entraîneur africain, car cela permettra d’interrompre l’hémorragie financière évitable que l’Afrique connaît jusque-là,  alors qu’elle a besoin de bien payer ses sportifs et de construire des infrastructures de haut niveau.

        Les débats permanents sur la question méritent d’être encouragés, tant au niveau des grandes instances du football africain que dans les associations d’entraîneurs africains de foot. Cela permettrait de faire grandir la conscience africaine en général.

        Cet article est  une lettre à l’endroit des dirigeants de football africain.  Au public sportif africain de soutenir la  mouvance afin de faciliter à ces derniers les prises de décision. 

           Voilà un défi qui interpelle notre génération. Dans cette démarche, certains pourraient y voir du  racisme anti-Blancs, mais c’est tout simplement un appel à l’application d’une sorte de politique d’ « Expatriation choisie », mesure utile à la préservation des capitaux et donc favorable à la lutte contre la pauvreté.

 

Ampliations:

-          Fédérations Africaines de football

-          Médias

-         Observateurs sportifs

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

 



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